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La Fédération de la Gauche Démocratique solidaire de Mohamed El Ghelloussi et dénonce l’instrumentalisation de la justice pour faire taire les voix libres La FGD
04 Feb, 2026

La Fédération de la Gauche Démocratique solidaire de Mohamed El Ghelloussi et dénonce l’instrumentalisation de la justice pour faire taire les voix libres

Dans un communiqué publié le 17 janvier 2026, le Parti de la Fédération de la Gauche Démocratique a exprimé sa solidarité totale et inconditionnelle avec Mohamed El Ghelloussi, membre de son Conseil national et président de l’Association marocaine pour la protection des deniers publics, à la suite du jugement rendu le 16 janvier 2026 par le tribunal de première instance de Marrakech. Le parti estime que cette décision est l’aboutissement d’un procès ne respectant pas les garanties d’un procès équitable et qu’elle s’inscrit dans une démarche visant à cibler les acteurs de la lutte contre la corruption à travers l’usage des accusations de diffamation pour restreindre la liberté d’expression et le contrôle citoyen de la gestion publique.La Fédération de Gauche a souligné que ce jugement traduit un parti pris manifeste en faveur des bénéficiaires des réseaux de corruption, de rente et de conflits d’intérêts. Elle rappelle que la société attend au contraire de la justice, en tant que pouvoir indépendant, qu’elle joue pleinement son rôle dans la lutte contre la corruption, la concussion et le pillage des fonds publics, et qu’elle consacre le principe de la reddition des comptes. La condamnation d’un militant des droits humains reconnu pour son engagement constant contre la corruption et la dilapidation des deniers publics soulève, selon le parti, de sérieuses interrogations quant à l’utilisation de l’appareil judiciaire pour réduire au silence les voix critiques au lieu de les protéger. Cette affaire constitue, à ses yeux, un précédent préoccupant portant atteinte aux fondements mêmes de l’État de droit. La Fédération de la Gauche Démocratique a rappelé que la lutte contre la corruption ne saurait être criminalisée et que la dénonciation du détournement des fonds publics ne peut en aucun cas être assimilée à de la diffamation. Elle a dénoncé une inversion des responsabilités qui consiste à transformer les personnes mises en cause dans des affaires de corruption en « victimes », tout en poursuivant les lanceurs d’alerte et les militants, ce qui porte gravement atteinte aux principes de justice et de primauté du droit.Le communiqué souligne également que ce jugement envoie un message d’intimidation clair à l’ensemble des acteurs associatifs et des défenseurs des droits humains, et qu’il s’agit d’une tentative ouverte de museler les voix libres, dans un contexte national qui exige au contraire une volonté politique réelle pour assécher les sources de la corruption et s’attaquer à ses manifestations structurelles.Dans ce cadre, le Parti de la Fédération de la Gauche Démocratique a condamné avec la plus grande fermeté le jugement rendu, le considérant comme une atteinte grave à l’indépendance de la justice et aux droits de la défense. Il a réaffirmé son soutien total à Mohamed El Ghelloussi, à l’ensemble des militants et militantes engagés contre la corruption, ainsi qu’à l’Association marocaine pour la protection des deniers publics. Le parti a enfin réitéré que la bataille contre la corruption se poursuivra sans relâche et que toutes les formes de pression et de répression ne feront que renforcer la détermination des militants à faire face à ce fléau qui menace l’État et la société. Il a rappelé que la lutte contre la corruption constitue un devoir national qui ne saurait faire l’objet de compromis.
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La Fédération de la Gauche Démocratique en France réaffirme son refus de la normalisation et appelle à un véritable dégel politique et démocratique au Maroc La FGD
04 Feb, 2026

La Fédération de la Gauche Démocratique en France réaffirme son refus de la normalisation et appelle à un véritable dégel politique et démocratique au Maroc

Réuni le 31 janvier 2026 à Paris, le Conseil régional du Parti de la Fédération de la Gauche Démocratique en France a consacré ses travaux à l’analyse des évolutions internationales, régionales et nationales, à l’occasion du soixantième anniversaire de l’enlèvement et de l’assassinat de Mehdi Ben Barka et du cinquantenaire de l’assassinat d’Omar Benjelloun.Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion, le Conseil a réaffirmé son soutien total au peuple palestinien, saluant sa résistance face à l’agression israélienne soutenue par les puissances occidentales. Il a estimé que le peuple palestinien était seul habilité à décider de son avenir et à établir un État indépendant avec Jérusalem pour capitale. Le Conseil a condamné les crimes commis à Gaza et en Cisjordanie et a appelé à l’arrêt immédiat de la normalisation entre le Maroc et Israël, considérée comme une légitimation de l’occupation.Sur le plan international, l’instance a dénoncé l’intervention militaire américaine au Venezuela, qualifiée de violation grave du droit international, et a exprimé sa solidarité avec le peuple vénézuélien et ses autorités légitimes. Elle a également condamné les exactions commises contre les civils soudanais par des groupes armés, appelant à un cessez-le-feu immédiat, à l’ouverture de couloirs humanitaires et à la fin des ingérences étrangères, ainsi qu’à l’engagement d’un processus de transition démocratique.Au niveau national, le Conseil a exprimé sa solidarité avec les revendications du mouvement « GenZ » et des classes populaires marocaines, appelant les autorités à répondre aux exigences de dignité, de justice sociale, de démocratie effective et de répartition équitable des richesses. Il a par ailleurs dénoncé la recrudescence inquiétante des discours racistes et xénophobes visant les migrants sub-sahariens au Maroc, mettant en garde contre les dangers sociaux et politiques de la stigmatisation collective.Concernant la question du Sahara, le Conseil a estimé que la récente résolution des Nations unies constituait une avancée vers la reconnaissance internationale de la souveraineté marocaine sur les provinces du Sud, tout en soulignant la nécessité de l’inscrire dans un cadre démocratique fondé sur la souveraineté populaire, l’État de droit et la justice sociale. Il a appelé à une véritable ouverture politique au Maroc, notamment par la libération des détenus liés aux mouvements sociaux et des prisonniers d’opinion. Le communiqué est revenu sur la mémoire de Mehdi Ben Barka, appelant à l’ouverture des archives sécuritaires et à l’engagement d’une enquête judiciaire indépendante pour établir toute la vérité sur son assassinat. Enfin, sur la situation en France, le Conseil a exprimé sa préoccupation face à la montée des discours et des actes hostiles envers les migrants, en particulier sous l’influence de l’extrême droite et de certains médias. Il a mis en cause le gouvernement français pour son manque de réaction face à cette progression et pour son incapacité à assurer la protection effective des personnes migrantes.
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Inondations à Ksar El Kébir – Abdeslam El Aziz : « L'évacuation vers l’inconnu n’est pas une solution » La FGD
04 Feb, 2026

Inondations à Ksar El Kébir – Abdeslam El Aziz : « L'évacuation vers l’inconnu n’est pas une solution »

Abdeslam El Aziz, secrétaire général du Parti de la Fédération de la Gauche Démocratique, a alerté, dans une publication consacrée aux inondations frappant la ville de Ksar El Kébir, sur la gravité de la situation et ses lourdes répercussions humaines et sociales. Selon lui, la ville traverse une phase critique marquée par l’angoisse et la peur, face à des risques exceptionnels menaçant directement les habitants.Revenant sur son vécu personnel en tant qu’enfant de la ville ayant connu les inondations de 1963, 1971 et d’autres épisodes similaires, Abdeslam El Aziz estime que la situation actuelle dépasse le simple stade de l’alerte et de la recherche des responsabilités. Il appelle à une gestion responsable et rationnelle de la crise, mettant en garde contre les décisions précipitées et les mesures d’urgence improvisées, notamment les appels à une évacuation immédiate et massive, susceptibles d’alimenter la panique parmi la population.Il souligne que demander aux habitants de quitter leurs domiciles sans indiquer de destination sûre et clairement définie, ni garantir la protection de leurs biens et effets personnels, est inacceptable. Pour lui, une évacuation des populations vers l’inconnu ne saurait constituer une réponse adéquate, quelles que soient la gravité et l’urgence de la situation.Dans le même temps, le responsable politique a salué les efforts déployés par les différentes institutions de l’État afin d’éviter des pertes humaines, de mettre en place des centres d’hébergement pour certains sinistrés et d’assurer la gratuité du transport lors des opérations d’évacuation. Il a également mis en avant l’élan de solidarité manifesté par les habitants de Ksar El Kébir et, plus largement, par ceux des villes du Nord, mobilisés pour venir en aide aux personnes déplacées.Il a toutefois rappelé que ces initiatives, malgré leur importance, ne peuvent se substituer à l’État dans l’exercice de ses prérogatives régaliennes. À cet égard, il a cité les articles 21 et 31 de la Constitution, qui consacrent la protection de la sécurité des citoyens et la garantie de conditions de vie dignes comme des obligations fondamentales des pouvoirs publics, d’autant plus que la catastrophe menace environ 125 000 personnes, dont une large partie vit déjà dans des conditions de vulnérabilité.Selon Abdeslam El Aziz, l’annonce d’une évacuation totale de la ville impose désormais l’activation urgente de la loi n° 110.14 relative à la gestion des catastrophes, ainsi que la déclaration immédiate de Ksar El Kébir et de ses environs comme « zone sinistrée », afin de permettre la mobilisation rapide des moyens financiers et logistiques nécessaires.Il estime également que cette décision doit s’accompagner de l’ouverture de l’ensemble des centres de vacances publics et semi-publics actuellement fermés dans les villes du Nord pour accueillir les familles déplacées. Il appelle en parallèle à l’implication du secteur privé afin de mettre à disposition des espaces d’hébergement alternatifs garantissant la dignité des sinistrés et des conditions d’accueil décentes.Le secrétaire général de la Fédération de la Gauche Démocratique a par ailleurs attiré l’attention sur les conséquences économiques sévères qui pourraient toucher près de 33 000 familles, dont une majorité risque de perdre ses sources de revenus; salariés, commerçants et travailleurs de métiers modestes, en raison de l’arrêt prolongé de leurs activités.Il a rappelé qu’un citoyen privé de revenu ne peut faire face aux charges de la vie quotidienne, soulignant que la responsabilité des autorités est aujourd’hui considérable et qu’il n’y a pas de place pour l’improvisation ni pour des solutions provisoires. Selon lui, la protection des vies humaines passe d’abord par la mise à l’abri des populations, mais ne peut être complète sans la garantie de moyens de subsistance dignes.Abdeslam El Aziz a conclu sa publication en appelant à une mobilisation collective et responsable, plaçant la dignité humaine et la sécurité des citoyens au cœur de la réponse à cette catastrophe naturelle, tout en exprimant l’espoir que la ville de Ksar El Kébir et ses habitants soient préservés de toute issue dramatique.
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Abdeslam El Aziz : La migration est le résultat de l'échec des politiques, et les frontières coloniales créent des tragédies La FGD
28 Jan, 2026

Abdeslam El Aziz : La migration est le résultat de l'échec des politiques, et les frontières coloniales créent des tragédies

Le choix symbolique de M’diqLors d'une journée d'étude nationale sur la migration organisée le 24 janvier 2026, Abdeslam EL Aziz a affirmé que le choix de la ville de M’diq pour cet événement n'était pas neutre. C'est une décision politique chargée de sens : la ville, située à quelques kilomètres de Ceuta "spoliée", illustre le fossé béant entre un Sud marginalisé et un Nord fortifié. Pour lui, cette zone est le théâtre de tragédies humaines où la jeunesse marocaine, poussée par le chômage et l'absence d'horizon, risque sa vie face aux barbelés ou en mer.Souveraineté et frontières colonialesLe Secrétaire Général de la FGD a rappelé la position constante du parti : Ceuta, Melilla et les îles adjacentes sont des territoires marocains sous occupation.Un héritage colonial persistant : Ces enclaves ne sont pas de simples vestiges historiques, mais une réalité politique qui fragilise la souveraineté nationale.Des foyers de tension : Ces frontières transforment la région en zones de conflit permanent et contribuent directement aux drames migratoires.Libération et démocratie : La "libération" de ces territoires est indissociable du combat pour la démocratie, la justice spatiale et la construction d'un espace méditerranéen fondé sur la coopération plutôt que sur la militarisation.Critique des politiques internationales et européennesAbdeslam Aziz a fustigé le contexte international actuel :Montée de l'extrême droite : Le durcissement des politiques européennes et les discours racistes transforment la Méditerranée en un "cimetière collectif".Le rôle de "Garde-frontière" : Il refuse que les pays du Sud, dont le Maroc, supportent le coût de l'échec du système international en devenant les simples gardiens des frontières de l'Europe.Crise multidimensionnelle : La migration n'est plus un simple phénomène social, mais le symptôme d'une crise politique et économique profonde.Les multiples visages de la migrationL'intervention a mis en lumière deux aspects majeurs de la crise migratoire :Migration irrégulière : Elle est décrite comme un "cri de protestation" contre la marginalisation et l'absence de justice sociale.Fuite des cerveaux : Un "saignement dangereux" qui vide le pays de ses médecins, ingénieurs et chercheurs.Situation des Marocains du Monde : Les nouvelles générations font face à une discrimination croissante et à une privation de pleine citoyenneté.Accueil au Maroc : El Aziz a également pointé du doigt la précarité juridique et sociale des migrants et réfugiés au Maroc, jugeant qu'elle ne correspond pas à un État censé placer les droits de l'homme au cœur de ses choix.Contre les discours de haineUn avertissement sérieux a été lancé contre la montée du discours de haine et du racisme au Maroc, que ce soit dans l'espace public ou sur les réseaux sociaux. L'utilisation d'incidents isolés ou d'événements sportifs pour attiser les tensions menace la paix sociale et contredit l'identité africaine du Maroc.Pour une approche alternativeEn conclusion, Abdeslam El Aziz a souligné l'échec des approches purement sécuritaires :La militarisation et les expulsions forcées ne freinent pas la migration tant que les causes structurelles persistent.Il appelle à une rupture avec la logique du "garde-frontière" et à une révision des politiques publiques.La solution : Lier la question migratoire à la transition démocratique et à l'édification d'un État social réel garantissant l'emploi, la dignité et les libertés.L'objectif de cette journée d'étude est de proposer une vision alternative et démocratique qui place l'humain au centre, afin que le Maroc ne soit plus un pays qui "exporte ses enfants par la force".
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