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La Fédération de la Gauche Démocratique solidaire de Mohamed El Ghelloussi et dénonce l’instrumentalisation de la justice pour faire taire les voix libres

La Fédération de la Gauche Démocratique solidaire de Mohamed El Ghelloussi et dénonce l’instrumentalisation de la justice pour faire taire les voix libres

Dans un communiqué publié le 17 janvier 2026, le Parti de la Fédération de la Gauche Démocratique a exprimé sa solidarité totale et inconditionnelle avec Mohamed El Ghelloussi, membre de son Conseil national et président de l’Association marocaine pour la protection des deniers publics, à la suite du jugement rendu le 16 janvier 2026 par le tribunal de première instance de Marrakech. Le parti estime que cette décision est l’aboutissement d’un procès ne respectant pas les garanties d’un procès équitable et qu’elle s’inscrit dans une démarche visant à cibler les acteurs de la lutte contre la corruption à travers l’usage des accusations de diffamation pour restreindre la liberté d’expression et le contrôle citoyen de la gestion publique.

La Fédération de Gauche a souligné que ce jugement traduit un parti pris manifeste en faveur des bénéficiaires des réseaux de corruption, de rente et de conflits d’intérêts. Elle rappelle que la société attend au contraire de la justice, en tant que pouvoir indépendant, qu’elle joue pleinement son rôle dans la lutte contre la corruption, la concussion et le pillage des fonds publics, et qu’elle consacre le principe de la reddition des comptes.

La condamnation d’un militant des droits humains reconnu pour son engagement constant contre la corruption et la dilapidation des deniers publics soulève, selon le parti, de sérieuses interrogations quant à l’utilisation de l’appareil judiciaire pour réduire au silence les voix critiques au lieu de les protéger. Cette affaire constitue, à ses yeux, un précédent préoccupant portant atteinte aux fondements mêmes de l’État de droit.

La Fédération de la Gauche Démocratique a rappelé que la lutte contre la corruption ne saurait être criminalisée et que la dénonciation du détournement des fonds publics ne peut en aucun cas être assimilée à de la diffamation. Elle a dénoncé une inversion des responsabilités qui consiste à transformer les personnes mises en cause dans des affaires de corruption en « victimes », tout en poursuivant les lanceurs d’alerte et les militants, ce qui porte gravement atteinte aux principes de justice et de primauté du droit.

Le communiqué souligne également que ce jugement envoie un message d’intimidation clair à l’ensemble des acteurs associatifs et des défenseurs des droits humains, et qu’il s’agit d’une tentative ouverte de museler les voix libres, dans un contexte national qui exige au contraire une volonté politique réelle pour assécher les sources de la corruption et s’attaquer à ses manifestations structurelles.

Dans ce cadre, le Parti de la Fédération de la Gauche Démocratique a condamné avec la plus grande fermeté le jugement rendu, le considérant comme une atteinte grave à l’indépendance de la justice et aux droits de la défense. Il a réaffirmé son soutien total à Mohamed El Ghelloussi, à l’ensemble des militants et militantes engagés contre la corruption, ainsi qu’à l’Association marocaine pour la protection des deniers publics.

Le parti a enfin réitéré que la bataille contre la corruption se poursuivra sans relâche et que toutes les formes de pression et de répression ne feront que renforcer la détermination des militants à faire face à ce fléau qui menace l’État et la société. Il a rappelé que la lutte contre la corruption constitue un devoir national qui ne saurait faire l’objet de compromis.