Réuni le 31 janvier 2026 à Paris, le Conseil régional du Parti de la Fédération de la Gauche Démocratique en France a consacré ses travaux à l’analyse des évolutions internationales, régionales et nationales, à l’occasion du soixantième anniversaire de l’enlèvement et de l’assassinat de Mehdi Ben Barka et du cinquantenaire de l’assassinat d’Omar Benjelloun.
Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion, le Conseil a réaffirmé son soutien total au peuple palestinien, saluant sa résistance face à l’agression israélienne soutenue par les puissances occidentales. Il a estimé que le peuple palestinien était seul habilité à décider de son avenir et à établir un État indépendant avec Jérusalem pour capitale. Le Conseil a condamné les crimes commis à Gaza et en Cisjordanie et a appelé à l’arrêt immédiat de la normalisation entre le Maroc et Israël, considérée comme une légitimation de l’occupation.
Sur le plan international, l’instance a dénoncé l’intervention militaire américaine au Venezuela, qualifiée de violation grave du droit international, et a exprimé sa solidarité avec le peuple vénézuélien et ses autorités légitimes. Elle a également condamné les exactions commises contre les civils soudanais par des groupes armés, appelant à un cessez-le-feu immédiat, à l’ouverture de couloirs humanitaires et à la fin des ingérences étrangères, ainsi qu’à l’engagement d’un processus de transition démocratique.
Au niveau national, le Conseil a exprimé sa solidarité avec les revendications du mouvement « GenZ » et des classes populaires marocaines, appelant les autorités à répondre aux exigences de dignité, de justice sociale, de démocratie effective et de répartition équitable des richesses. Il a par ailleurs dénoncé la recrudescence inquiétante des discours racistes et xénophobes visant les migrants sub-sahariens au Maroc, mettant en garde contre les dangers sociaux et politiques de la stigmatisation collective.
Concernant la question du Sahara, le Conseil a estimé que la récente résolution des Nations unies constituait une avancée vers la reconnaissance internationale de la souveraineté marocaine sur les provinces du Sud, tout en soulignant la nécessité de l’inscrire dans un cadre démocratique fondé sur la souveraineté populaire, l’État de droit et la justice sociale. Il a appelé à une véritable ouverture politique au Maroc, notamment par la libération des détenus liés aux mouvements sociaux et des prisonniers d’opinion.
Le communiqué est revenu sur la mémoire de Mehdi Ben Barka, appelant à l’ouverture des archives sécuritaires et à l’engagement d’une enquête judiciaire indépendante pour établir toute la vérité sur son assassinat. Enfin, sur la situation en France, le Conseil a exprimé sa préoccupation face à la montée des discours et des actes hostiles envers les migrants, en particulier sous l’influence de l’extrême droite et de certains médias. Il a mis en cause le gouvernement français pour son manque de réaction face à cette progression et pour son incapacité à assurer la protection effective des personnes migrantes.
